Corinne Mercadier est née en 1955.
Elle vit et travaille à Paris.

Elle est représentée par la Galerie Les filles du calvaire à Paris.


L'oeuvre photographique de Corinne Mercadier a été liée à la pratique du Polaroid SX 70 jusqu’en 2008. A partir des Polaroids, elle réalisait des tirages agrandis de différents formats. Les séries Paysages (1992) et Où commence le ciel ? (1995-1996) cernent le vide, l’horizon, et jouent avec la notion de point de vue et de cadre. En 1998, la série Glasstypes, constituée de photographies de peintures sur verre, donne une aura lumineuse à d’indéfinissables objets. A partir de 2000, elle fabrique des sculptures souples destinées à être lancées et photographiées, dans les séries Une fois et pas plus (2000-2002), La Suite d’Arles (2003), Le Huit Envolé (2006), et Longue Distance (2005-2007). Elle a également une pratique du dessin, pour la préparation des sculptures et des mises en scènes, mais aussi indépendamment de la photographie, avec la série Black Screen Drawings, commencée en 2008 et qui reprend les espaces et lumières des séries de dessins Dehors, et Ce qu’il y a entre les choses (1990).

En 2008, l’arrêt de la fabrication de la pellicule Polaroid SX70 pousse CM à expérimenter divers mediums photographiques, et son choix se porte sur les outils numériques. Ils ont apporté des modifications fondamentales aux dispositifs de prise de vues et à l’esthétique de ses images. Les deux premières séries numériques, Black Screen et Solo, ont été présentées durant le Mois de la Photo à Paris 2012 à la galerie Les filles du calvaire.
En 2013, elle participe à l'exposition Nuage au Musée Réattu d'Arles, (qui sera remontée différemment au Chateau du Roeulx à Mons en 2015). La Ville de Rennes consacre également en 2013 une exposition importante à Corinne Mercadier, au travers d'une sélection de 40 photographies de 1992 à 2012, en plein air sur la place de l'Hotel de Ville.
2014 a débuté par une rétrospective au musée Fotografiska à Stockholm : Wicked Gravity.
En 2015, elle participe au festival Planche(s) contact de Deauville, avec sa nouvelle série Le ciel commence ici, réalisée sur les toits de bâtiments remarquables de la ville.
La série continue sur divers toits, comme celui de l'Observatoire de Paris, le Château de Saint-Germain-en-Laye, le Château de Chambord, et autres. Au printemps 2016 elle  fait l'objet d'une exposition personnelle à la galerie Les filles du calvaire : Le ciel commence ici.
Cette exposition des plus récents travaux résonne avec celle de l'Espace photographique Leica du Faubourg saint-Honoré, Images rêvées, qui montre une sélection de Polaroids originaux de 1992 à 2003, tirages des séries Solo et Black Screen (2012-2014), et des dessins de la série Black Screen Drawings (2008-2014).
L'été 2016 voit aussi la participation de Corinne Mercadier aux Conversations photographiques d'Olympus, dans la programmation des RIP à Arles.
En 2017, elle présente une rétrospective à l'Abbaye de Jumièges et expose en septembre en compagnie de Kourtney Roy à Shanghai.

Corinne Mercadier a exposé régulièrement depuis 1998 à la Galerie Les filles du calvaire, et à la Galerie Alan Klotz à New York en 2006 et 2008 ; au festival Fotofest, Houston, Texas; à la FIAC et à Paris-Photo, stand Les filles du calvaire Paris; à La Primavera FotoGrafica, Barcelone, à l'ARCO, Madrid, à l'AIPAD à New York. En 2001, elle a reçu le  Prix Altadis et exposé à la Galerie Durand-Dessert, Paris et Galerie Juana de Aizpuru, Madrid. En 2003, elle a obtenu une commande du Musée Reattu et du Ministère de la Culture à l’occasion de laquelle elle réalise La Suite d’Arles, exposée pendant les RIP. En 2013 elle a été finaliste du Prix de l'Académie des Beaux-Arts Marc Ladreit de La Charrière.

Elle est présente dans les collections de La Maison Européenne de la Photographie, Paris; du FNAC, Paris; de la Bibliothèque Nationale, Paris; la Collection Polaroid Corporation. Elle a publié la plupart de ses livres aux éditions Filigranes, Où commence le ciel?, Dreaming Journal, Corinne Mercadier, une monographie en 2007, et Devant un champ obscur, en 2012.