Éternel Retour, 2019-2020, extraits

Texte & Planche contact
  • 1 Cérémonie à bord de la Terre

  • 2 Impromptu

  • 3 Mon étoile

  • 4 Champ magnétique

  • 6 L'éternité par amour

  • 7 L'infini est dans ton dos

  • 8 L'oublié et l'inventé

  • 9 De très loin je t'ai aperçu

  • 10 Un bruit d'ailes

  • 11 Habit blanc de parade

  • 13 Le dé infini

  • 12 Prête ta voix, corps sonore!

  • 14 Pour un corps à orner

  • 15 Au bout du décor, gantée de mirage

  • 16 Vagabonde perdue dans sa ligne droite

  • 17 Le théâtre ferme ses portes

  • 18 Folding Time

  • 19 Grand retour en costume

  • 20 Le voile d'or revêt d'oubli

  • 21 Tout tourne à grande vitesse

  • 22 The Galactic Conferenz

  • 23 FOREVER

  • 24 Love at first sight

  • 26 Trop d'infini

  • 27 Stellar Random

  • 28 CIRQUE

  • 29 Journal des découvertes

  • 30 Magie pour rien

  • 32 Pendant la nuit

  • 31 Sur les lèvres d'un rêveur

  • 33 Le temps est là

Format 9x12,5 cm
Crayon de couleur, encre et gouache sur impression numérique sur papier
33 dessins inspirés des séries photographiques jumelles De vive mémoire et Espace Second, suivis de la série de dessins/peintures Le voyage intérieur (2020-2021).



Cette série de dessins sur photographies a pour origine deux séries, Espace Second (2018) et De Vive Mémoire (2019).
Les dispositifs plastiques de ces deux séries, espace fermé, théâtralité du cadre frontal, s’apparentent à ceux de La nuit magnétique (2022). Les récits d’héroïnes de la mythologie ont inspiré certaines mises en scène de ces prises de vues, évocations de leurs mondes intérieurs. Dans des architectures choisies pour leur histoire et leur fonction scienti que, militaire ou religieuse, de la Chapelle de la Vieille Charité à Marseille au sous-sol, et ancienne prison, de la Tour Royale de Toulon, pour n’en citer que deux, Corinne Mercadier tire leur ombre des Enfers et les réincarne en faisant poser danseuse et actrice dans des vêtements et décors de sa confection, souvent dessinés en amont à la façon d’un story board. Des objets lancés en l’air pendant la prise de vue – sculptures en papier et en tissu également réalisés par l’artiste - semblent matérialiser une force de vie qui s’élance et retombe inexorablement dans les destins tourmentés d’Eurydice, d’Ariane, de Pandora, de Pénélope, de Médée...
Dans Éternel Retour, la rehausse de ces mêmes photographies au crayon de couleur en estompe d’ailleurs le caractère narratif pour privilégier les mouvements entre les formes et les objets. De ces chorégraphies devenues de plus en plus aériennes sous les effets couvrants de la gouache ne semble rester que l’esprit qui les anime, au sens du « pneuma » grec. Bien plus que de simples légendes, les mots qui accompagnent ces images évoquent des situations impossibles et suspendues, l’errance de corps mutiques et de voix qui cherchent à s’incarner. Dans les coulisses du cirque de la représentation, Corinne Mercadier approche les mystères de chambres closes. 

Marguerite Pilven
commissaire et critique d’art membre Aica




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