Longue distance

2005-2007
Dimensions : 160x96 cm, 120x70cm, 60x35 cm
Tirage sur papier baryté d’après fichier numérique
5 exemplaires par format

Regarder le monde familier de loin comme étranger. A longue distance du monde le plus proche. Filtrés par la mémoire, le temps ou l’effort de projection, lieux et personnages  sont figés dans la lumière lourde d’un présent éternel. Ici ? Copie d’ici dans un ailleurs pressenti ? Temps archaïque ou futur ? L’univers de ces images se rapporte au théâtre : la lumière travaillée, dramatique, traite les scènes extérieures comme des intérieurs. Ces photographies jouent avec un monde vitrine du rêve, une Terre espace expérimental où se projettent des fictions vraisemblables. Mais la série Longue distance est aussi liée à l’espace/temps cinématographique: j’ai le sentiment permanent par la photographie d’extraire quelques fragments d’un film qui s’échappe sans cesse. Les images deviennent suite de photogrammes plus ou moins discontinue. De ce fait, la plupart se présentent en triptyque ou en diptyque. C’est aussi ce qui a déterminé le format rectangulaire. Après Une fois et pas plus, et La Suite d’Arles, de nouvelles sculptures apparaissent dans Longue distance. Elles n’ont plus à voir ni avec le vêtement ni avec le livre. Qu’elles apparaissent comme dessins rigoureusement géométriques ou feuilles d’or chiffonnées par un lancer, elles condensent la possiblilité de la photographie, et la capturent de l’intérieur.