• Dominique Baqué, Corinne Mercadier, 2016. Texte écrit pour les expositions "Le ciel commence ici", galerie Les filles du calvaire, et "Images rêvées", Espace photographique Leica

    Le ciel commence ici, une réponse à Où commence le ciel?
    La nouvelle série que présente Mercadier s ‘intitule Le ciel commence ici . Comme une réponse à sa série Où commence le ciel? (1995-1996), cette question posée il y a vingt ans déjà, à quelque seize personnes. Pour autant, avec ce titre - clin d’oeil, les photographies de “Le ciel commence ici” n’apportent aucune...

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  • Charles-Arthur Boyer, Echo of a presence in the light of night, Excerpts, in "Devant un champ obscur" Corinne Mercadier, Filigranes Editions, 2012.

    The impression imposes itself at once, with the force of fact. Even if it is not easy to pinpoint precisely what prompts it: the recognition of a rigorous, limpid language that is nonetheless oddly elliptical; an impression of simplicity and clarity, yet also of rare density and depth; the sensation of experiencing a moment that is unique and particular, but still curiously close and familiar; a sense of silent, quiet strangeness devoid of any artifice or artificiality. In other words, a highly...

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  • A great photography month, by Dominique Baqué, Art Press n°397, page 82, extraits, février 2013

    No two Paris Mois de la Photo are the same. Some are impoverished or conventional ; others offer the public an opportunity to discover excellent work. The 2012 photo month was of the latter kind. For example, I was much struck by the radicalism of the work of three artists who have reached full artistic maturity, Patrick Tosani and Lynne Cohen, whose praises I have sung here before, and Corinne Mercadier, who has magisterially refreshed an iconography that...

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  • Alan Klotz, New work by Corinne Mercadier, Solo and Black Screen, exhibition at Alan Klotz Gallery, New York, April-June 2013, en anglais

    Corinne Mercadier is a dreamer...she's famous for it.  And when she wakes up she often must rush to draw what she just dreamt.  She knows she hasn't long before the memory will fade, and she very much wants to remember it. So the dreams, and other memories from childhood, and some of the more evocative things she has read ...the things that stay with her most strongly, end up in the drawings.

    The drawings then get another life in the theater she creates on the salt evaporation...

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  • Corinne Mercadier, Photographies 1999-2012, par Luc Desbenoit,Telerama n° 3290, février 2013

    Elle a dû abandonner son Polaroid. Mais l'exploration du numérique a révélé des pans insoupçonnés de son paysage mental. Sa dernière série irradie.   Depuis ses débuts, Corinne Mercadier (née en 1955) pratique la photographie comme une aventure. On serait tenté de dire comme une dérive, en se laissant guider par ce qu'il y a de plus singulier en elle. Etudiante en histoire de l'art à Aix-en-Provence, elle commence par prendre une fontaine, toujours la même, pendant deux ans...

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  • Virginie Luc, Corinne Mercadier « L’acte photographique est un acte poétique », Polka #31, janvier 2013

    Il faut avoir longtemps scruté au-dedans de soi pour voir ce qu’elle voit, et attraper au vol l’instant aigu comme une fièvre. Une petite fille dans une forêt court au-devant d’une sorte de robe d’organdi soulevée par le vent. L’obscurité, comme l’oubli, rogne un coin de l’image. On la regarde, et on se souvient. À folle allure, l’enfance submerge. « Une fois et pas plus ». Cette fois est aussi la nôtre. Sans doute Corinne Mercadier, 58 ans, professeur...

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  • LE TEMPS PROFOND DE CORINNE MERCADIER, par Jean-Baptiste Para, in Europe n°1005-1006, janvier-février 2013

    « Ce qui demeure décisif en photographie, c’est toujours la relation du photographe à sa technique », remarquait Walter Benjamin dans sa Petite histoire de la photographie. En 2008, l’arrêt de la fabrication de la pellicule Polaroid SX70 a bouleversé le travail de Corinne Mercadier, l’obligeant à considérer la possibilité même d’en reconstituer l’horizon avec des outils numériques. Ce que l’on entend ici par horizon, c’est d’abord l’espace mental et sensible où...

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  • Jean-Christian Fleury, L’Oblique. A propos de "Debout", série "Longue distance", 2007

    Ils sont là, presque en file indienne, entre deux eaux, entre deux mondes. Le chemin, parfaitement rectiligne est étroit. C’est une ligne qui sépare et relie, qui ligature ce paysage horizontal où l’eau et la terre menacent de se fondre à la surface granuleuse de l’image. Qui sont-ils ? On ne saurait même les compter avec précision tant ils font masse. Leurs ombres, au contraire, s’étirent, parallèles, sagement rangées, assujetties à cette lumière qui, dans les...

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  • Armelle Canitrot, Le huit envolé

    Jamais le symbolique n’aura été aussi fort que dans ce travail mettant en jeu le fini et l’infini,  le blanc et le noir, dans une curieuse interprétation du yin et du yang dont la sagesse veut qu’un peu de l’un existe dans l’autre, et réciproquement. Un travail qui voit aussi le triptyque se transformer en retable, dont personne n’ignore le lien à l’art religieux le plus accompli. Notamment l’extra-ordinaire Jardin des Délices de Jérôme Bosch auquel Corinne Mercadier...

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  • Armelle Canitrot, Absence

    « Amis, parents, enfants sur la plage un soir, tous plongés dans ce moment. Ils s’activent, s’ennuient, jouent, discutent… mais pas moi. Je suis soudain saisie par le point de vue que j’ai sur eux, ils me tournent le dos, ou plus justement je vais voir dans leur dos, et je trouve leur absence, et la mienne. C’est une photo urgente d’une scène immobile… ». (C.M.) Photographie mémorielle qui garde la trace d’un souvenir directement offert par le réel, l’image...

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  • Armelle Canitrot, Inconstance

    Lorsqu’elle aborde ses repérages « intérieurs », Corinne Mercadier explore les coins et les recoins de ces maisons qui rappellent les parties de cache-cache de l’enfance. Confirmant son choix du Polaroid, son cadre carré, son grain, sa fragilité et l’inconstance de ses couleurs qui lui permettent d’inventer déjà dans ses premiers travaux un autre rapport au temps et à l’espace. Le Polaroid SX70 et sa pellicule professionnelle 778 qui répond au nom insolite de « Time-Zero...

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  • Michele Moutashar, le vol des phylactères

    D’Arles, si définitivement minérale, déployée dans l’excès continu de son métal, Corinne Mercadier choisit toitures célestes et revers, de celles qui bordent façon ourlet le déambulatoire du Cloître, ou l’extrados des Prêcheurs, et les degrés de Montmajour ; et ce par nature, une sorte d’évidence qui la porte continuellement, que ce soit à Bages, au bord de cet étang évanoui, lieu de son précédent travail, ou cette fois encore, très exactement là « où commence le...

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  • Magali Jauffret, Des rêves éveillés

    Les grandes images noir et blanc, format polaroid, de Corinne Mercadier montrent des personnages confrontés, dans la nature, à des objets volants identifiés comme autant de vêtements, linges, voiles poussés par le vent. Une gosse qui court dans une forêt semble vouloir échapper à la menace d’une chemise de nuit immaculée aux manches longues tentaculaires. Un homme qui fait son jogging semble encerclé, mais peut-être, après tout, n’est-il qu’accompagné, par la présence...

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  • Jean Arrouye, île illusoire

    Lumière instable, rideaux de pluie, notations d’un poème qui semble commenter l’un de ses Glasstypes, où l’on peut voir un rideau de pluie et de lumière mêlées s’abattre sur une chaîne de montagnes escarpées qui se découpent à contre-jour.
    A droite et à gauche de la zone de pluie qui va en s’évasant à mesure qu’elle se rapproche du sol, laissant supposer de violents remous de vent d’orage sur les reliefs, le ciel est d’un bleu violacé intense tels que sont...

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  • Jean Baptiste Para, Vues de l'insaisissable

    Les objets, les choses de ce monde qui apparaissent dans les photographies de Corinne Mercadier semblent là par inadvertance. Ou plutôt, ils n’en constituent pas le sujet exclusif. Ils n’imposent pas leur présence à grand bruit, ils n’engloutissent pas notre regard. Ce qui vit en eux, ce qu’ils manifestent, c’est peut-être la part d‘ amour silencieuse et oubliée qui réside en chaque chose. Ces objets ne surgissent pas dans l’éclat d‘ une heure fugitive, ils ne rutilent...

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  • Jean Baptiste Para, Le temps et le lieu

    Que voit-on dans les photographies de Corinne Mercadier ? Le  ciel et l’eau, le trait de l’horizon, de frêles appontements aux planches disjointes, une ou deux barques tirées sur la grève, presque rien. Les objets n’étaient pas plus nombreux dans les toiles de Morandi. Des vases, des cruches, des bouteilles. Une égale persévérance dans le laconisme. Un art du peu où le terne et le  quelconque  deviennent le réel le plus radieux. Une figure de l’esseulement qui se...

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